Mercredi 30 juin 2010 3 30 /06 /Juin /2010 20:13

 

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Le phénomène SLC - Salut Les Copains

À la fin de l’année 1954, une petite révolution secoue le paysage de la radio. Une nouvelle station bouleverse les habitudes et impose un style inédit. Son nom : Europe n° 1. Lancée par un homme entreprenant et ambitieux, Charles Michelson, Europe n° 1 va donner un coup de vieux aux mœurs radiophoniques. Louis Merlin, son directeur général débauché de Radio Luxembourg, s’inspire des stations américaines. Il remplace le traditionnel « speaker » au ton vieillot par des « meneurs de jeu », ancêtres des animateurs d’aujourd’hui. Le responsable de la rédaction, Maurice Siegel, demande à ses journalistes de lire eux-mêmes leurs textes à l’antenne. Equipés du Nagra, un magnétophone sans fil qui vient tout juste d’être inventé, ils bénéficient d’une liberté de mouvement qui leur permet de faire vivre l’actualité en direct à leurs auditeurs.

La montée en puissance d’Europe n° 1 coïncide avec celle du transistor. Léger et facile à transporter, il remise la vieille TSF dans l’armoire aux souvenirs. En 1958, on recense 260 000 transistors dans les foyers français. Trois ans plus tard, plus de deux millions. Il favorise une nouvelle utilisation de la radio, principal média de masse face à une télévision encore balbutiante. Jusqu’alors, la radio s’écoutait en famille, devant le gros poste de TSF installé dans le salon. Mais bientôt, grâce au transistor, les enfants pourront choisir les programmes de leur choix - et notamment leur musique - à l’abri des murs de leurs chambres, loin des oreilles des parents.

Et à « Europe », justement, la musique est prise très au sérieux. Pierre Delanoë et Lucien Morisse, les responsables de la programmation, vont permettre à la station de se distinguer de ses concurrentes grâce à sa couleur musicale. Lucien Morisse, découvreur de talents à l’oreille réputée infaillible, invente le matraquage en diffusant sans relâche les chansons qu’il considère comme des « tubes » en puissance. Ce qui ne l’empêchera pas, un jour de 1960, de casser en direct le troisième 45-tours d’un certain Johnny Hallyday, Itsy, Bitsy, Petit Bikini, persuadé que sa carrière restera éphémèreSOURCE ET SUITE

 

Extrait d'une émission culte

Par silvi - Publié dans : Le monde des yé yé - Communauté : BLOGS, en parler ...
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